mercoledì 6 luglio 2011

Hydrangea petiolaris - hortensia grimpant






Celui dont je vais vous parler d'aujourd'hui est le seul Hydrangea grimpant et, je l'avoue tout de suite, c'est l'un de mes préférés, je le verrais très bien dans n'importe quel jardin, il est beau en toute saison, meme en hiver contrairement à la plupart des hydrangea. Il porte une abondance de fleurs vaporeuses, très décoratives au début de l'été et se pare de jolies couleurs d'automne.
L'Hydrangea petiolaris est la seule plante grimpante appartenante à la famille des Hydrangeaceae et elle peut atteindre les 15 mètre d'hauteur meme si généralement il ne dépasse pas le 6 mètres. Il s'accroche tout seul sur les parois les plus lisses et parvient à couvrir des surfaces importantes car il a l'énorme avantage d'avoir de jeunes rameaux pourvus de crampons lui permettant de s'accrocher aux murs, meme ceux exposés au nord. Originaire de l'ile russe Sakhaline, de Corée et du Japon c'est une plante très rustique, de culture facile, qui vient fort bien à l'ombre et se montre extrêmement tolérante au froid, supportant des températures jusqu'à - 25 °C et sans doute moins. Il aime l'ombre, la mi-ombre et l'exposition au nord, un sol riche et frais, avec un ph neutre, et supporte assez bien le calcaire. Sa croissance est lente au départ mais cela change vite.






L'Hydrangea petiolaris présente une floraison spéctaculaire et de longue durée.  Les corymbes blancs, légèrement arrondis, de 15 à 25 cm de diamètre, apparaissent fin mai et conservent leurs fleurs vaporeuses jusqu'à début juillet. Comme chez toutes les plantes de ce genre, le corymbe de l'Hydrangea petiolaris est composé au centre de fleurs fertiles, portant de quinze à vingt étamines et de fleurs stériles à la périphérie, ces dernières sont accompagnées de quatre ou cinq sépales arrondis de 2 à 4 cm de diamètre. Je vous conseille de laisser les ombelles sécher car elles persistent sur la plante très longtemps, devenant brun rosé à l'automne. En hiver couvertes par la neige ou givrées sont également très décolaratives. Je tiens à souligner le fait que cet hydrangea est l'une des très rares plantes grimpantes qui fleurissent sur un mur exposé au nord. 
 Le feuillage caduc finement denté est d'un beau vert lustré et se pare d'un joli jaune d'or en automne.






Les sujets âgés de plus de dix ans ont un aspect très original en hiver en raison de l'architecture des branches très présente, de leur écorce graphique, crevassée, qui se détache en lambeaux spectaculaires. Les jeunes rameaux sont duveteux. Les pousses émettent des racines aériennes courtes et serrées qui jouent le rôle de crampons pour permettre à la plante de s'accrocher sur les murs.. Aucune taille précise n'est nécessaire.  Coupez aussi les branches qui poussent perpendiculairement à l'axe du mur ou les rameaux mal placés. Surveillez la croissance des plantes adultes pour qu'elles n'abîment pas la toiture ou les gouttières.






En raison de sa grande vigueur, il est préférable de cultiver l'hortensia grimpant seul. La présence proche d'une autre grimpante entraîne des comportements antagonistes qui tournent le plus souvent à l'avantage de l'hortensia grimpant. En revanche, vous pouvez planter à ses pied quelques plantes couvre-sol rhizomateuses qui supportent les lieux ombragés, par exemple alchémille, géranium vivace, hosta etc. sont  les bienvenus. On peut l'utiliser aussi comme couvre sol mais j'avoue que je n'ai jamais eu la possibilité d'essayer .Ci dessous vous pouvez voir à quoi ça ressemble et je trouve que l'effet est plutot intéressant. 















martedì 5 luglio 2011

Hydrangea spp - Hortensia

Billet dédié à Grazia


Hydrangea paniculata Vanille Fraise
Hydrangea paniculata limelight - Automne
Hydrangea paniculata Pinky Winky

Ce billet est le premier d'une série qui s'annonce assez longue où je vais vous parler de toutes les espèces (et j'espère de tous les cultivars!!) qui composent la famille des Hydrangea, surtout les moins utilisées. Avant d'aborder les sujets un par un je crois qu'il est nécéssaire de mieux connaitre cette vaste famille  qui donne naissance chaque année à plusieurs nouveaux cultivars.
Les Hydrangea sont une grande et vaste famille d'arbustes ligneux comprenant plusieurs centaines d'espèces et de variétés.  L'espèce plus connue est  sans aucun doute l'Hydrangea macrophylla, aux grosses têtes rondes, celle à laquelle tout le monde ou presque pense quand on parle d'hortensias. Pour s'en rendre compte il suffit de taper "hortensia" sur Google Images et vous verrez que les premières pages de résultats montreront  uniquent des photos d'Hydrangea Macrophylla!

Hydrangea quercifolia Snow queen
Hydrangea Quercifolia Snowflake
Hydrangea quercifolia Harmony

Les hydrangea  sont des arbustes à la remarquable floraison estivale, faciles à vivre et à entretenir et ils peuvent se classer en deux groupes: 

1 - ceux fleurissant sur le bois de l'année (H. arborescens, H. heteromalla, H. paniculata, H. involucrata),
2 - ceux fleurissant sur le vieux bois ( H. villosa, H. macrophylla, H. petiolaris,  H. quercifolia, h. serrata).

Les hortensias fleurissent beaucoup mieux si ils sont plantés à l'abri des vents froids du nord et d'est. Bien que rustiques, les hivers rudes et les gelées printanières tardives peuvent abîmer les boutons floraux des hortensias du groupe 2, formés sur le vieux bois. Les régions qui bénéficient d'hivers plus doux, sont un paradis pour ces arbustes.  Les hydrangea préfèrent un sol sans calcaire, légèrement acide, plutôt riche, humifère et frais. Toutefois H. arborescens acceptera un sol plus ingrat. La plupart des hortensias (H. macrophyllla, H. aspera, H. villosa, H. involucrata et H. serrata) apprécient la mi-ombre. Il faut absolument éviter le soleil brûlant du début d'après-midi. H. paniculata, H. heteromalla et H. quercifolia supportent bien le soleil à condition que le sol reste bien frais, cela garantit des floraisons abondantes et de beaux coloris automnaux.

Hydrangea Arborescens Annabelle - Début de la floraison
Hydrangea arborescens Annabelle - fin de la floraison
Hydrangea arborescens Invincibelle

La couleur bleue des fleurs de certains Hydrangea macrophylla est due au sulfate d'aluminium du sol. Les cultivars naturellement bleus le resteront. Par contre, ceux qui auront été forcés prendront une teinte rosée si le sol n'est pas amendé régulièrement pour maintenir cette couleur. Le substrat doit être légèrement acide pour que le sulfate d'aluminium soit assimilé par les racines.
Les hortensias du groupe 1, fleurissant sur le bois de l'année, se taillent en automne, avant la formation des nouveaux boutons. Les hortensias du groupe 2, fleurissant sur le vieux bois, devraient dans l'idéal être taillés pendant la floraison, avant la formation des nouveaux boutons. Mais c'est difficile à réaliser. Ils sont, le plus souvent, taillés en automne ou au printemps mais une partie des boutons est supprimée dans l'opération. Malgré tout, un hortensia se développe très bien sans être taillé. Il suffit le plus souvent d'enlever les fleurs et le bois morts et ne tailler que pour réduire la taille d'un arbuste qui aurait pris trop d'ampleur par exemple. Moi par exemple j'aime beaucoup laisser les fleurs sèches en hiver, surtout celle des H. paniculata que vous voyez dans la deuxième photo du billet, givrées ou couvertes de neiges elles sont spéctaculaires!
Attention : H. quercifolia et H. petiolaris peuvent mettre plusieurs années à se remettre d'une taille trop sévère.

Hydrangea petiolaris - automne
Hydrangea petiolaris - printemps
Hydrangea Petiolaris - Hiver



Si on veut vraiment trouver un défaut aux Hydrangea c'est bien le fait qu'ils ne sont pas parfumés. Ni les fleurs ni les feuilles dégagent aucun parfum. Pour nous qui aimons les parfums autant que les fleurs c'est vraiment dommage de ne pas pouvoir dire "Ajourd'hui je porte un soliflore "Hortensia"!". Mais le nez  italien Hilde Soliani  nous vient à l'aide car elle a  créé un parfum qui s'appelle Ortensia, dans un flacon tout rose qui  rappelle la couleur des H. macrophylla...


Hydrangea macrophylla
Hydrangea macrophylla



mercoledì 29 giugno 2011

Rubus ulmifolium - Ronce à feuilles d'orme


 Billet dédié à Chantal




Depuis quelques jours (voire semaines à vrai dire) je suis en train de rédiger un billet sur les Hydrangea les moins connus, mais je n'arrive pas à le boucler. Alors toute excuse est bonne pour passer à autre chose... L'autre chose d'aujourd'hui est la belle ronce que vous voyez sur les photos et qui a croisé mon chemin à midi alors que je me rendais chez un client. C'est pas rare, au mois de juin de trouver des ronces en pleine floraison, mais c'est rare d'en trouver d'aussi jolies comme port et avec les pétales de cette couleur si vive.
Les ronces sont des plantes appartenantes à la famille des Rosaceae et au genre Rubus, tout come la framboise (Rubus ideaus). Dans la famille des Rosaceae les plus proches parents des ronces sont les  rosiers sauvages ou églantiers. La ronce fait partie des arbustes car, bien qu’étant une plante ligneuse, elle ne développe pas de tronc. Et comme ses tiges, même âgées, restent toujours très souples et ont besoin d’appuis pour s’élever ou s’étaler, on la qualifie d’arbuste sarmenteuse.  Très épineux, ces arbustes sont souvent classés "mauvaises herbes" pour leur tendence à envahir les terres non cultivées. Mais si ses aigullions redoutables et cette tendance à s'approprier de tout sol abandonné en ont souvent fait une mal aimée à la campagne, la ronce bénéficie par contre d'une image très positive grace à ses fruits, les célèbres mure si délicieusement parfumées: un fruit  connu et apprécié depuis des siècles....
Le Rubus ulmifolium est  très commun dans les régions tempérées. Pas très décoratif en hiver car dépouillé des feuilles, il devient intéressants d'un point de vue esthétique à partir du printemps quand les feuilles tendres commencent à pousser. Ensuite on profite de la floraison, des fruits et enfin, lors des premiers froids, des feuilles qui  avant de tomber deviennent rouges / violacées.


Souvent à  tort désignée comme Rubus  fructicosus (la Ronce commune), la Ronce à feuilles d'orme se reconnaît notamment à ses feuilles composées de cinq folioles vertes sur le dessus et blanchâtres duveteuses dessous ainsi qu'à sa tige ligneuse et pruineuse. Les feuilles sont donc composées palmées et  elles aussi sont armées d’épines sur le dos des nervures principales. De plus le bord des folioles est doublement denté et rappelle la silhouette d’une feuille d’orme. Le feuillage vire en automne et peut prendre des teintes rouge superbes, ou bronze violacé ; les feuilles peuvent tomber en fin d’automne (feuillage caduque) ou plus rarement persister pendant tout l’hiver, restant accrochées jusqu’à la sortie des feuilles de l’année suivante (feuillage marcescent). Dans ce cas elles deviennent décoratives en cas de givre!
Les aiguillons ont une double fonction : éloigner les herbivores (mais ceci ne vaut que pour les tiges âgées d’un an car au début les aiguillons, comme les tiges, sont très tendres !) et s’accrocher à la végétation environnante pour grimper, escalader, recouvrir et coloniser. à propos des herbivores les chèvres d'un ami qui habite près de chez moi adorent les feuilles de ronce, on dirait que ce sont leur préférées....


La floraison des ronces ne passe pas inaperçue au cœur de l’été, de juin à août : les haies et les ronciers se couvrent d’une multitude de superbes fleurs roses mais aussi blanches disposées en longues grappes au bout des tiges. Les inflorescences, comme les feuilles et les tiges portent des aiguillons crochus redoutables. Ces fleurs possèdent cinq pétales et une foule d’étamines disposées en bouquet. La floraison dure longtemps car les fleurs se succèdent les unes après les autres émergeant de leurs boutons floraux feutrés. La pollinisation est assurée par les nombreux insectes qui visitent les fleurs de ronces fournisseuses  généreuses de nectar et de pollen. Les ronciers en fleurs sont  donc des sites très favorables pour observer ou photographier de nombreux insectes. 


Ma mère qui ajoute toujours une petite cueillière de miel à ses infusions aime beaucoup celui de ronce. Le miel de ronce, d'habitude de couleur foncée et au parfum intense est apprécié depuis les siècles pour ses vertus dynamisantes et contre les maux de gorge. 



Quand il sera temps de cueillir les mures je mettrai les photos des fruits car je n'en ai pas pour l'instant. Et je vous parlerai aussi des parfums avec note de mure, très appréciée depuis quelques temps en parfumerie et utilisée pour la première fois par l'Artisan parfumeur dans "Mure et Musc"...
Aussi je vous donnerai plein de recettes très simples à réaliser avec les mures... RDV donc à l'automne!


sabato 25 giugno 2011

Feijoa Sellowiana ou Acca Sellowiana - Goyavier du Brésil

 Billet dédié à Daniela



Aujourd'hui je vous présente un arbuste fruitier qui à première vue n'a rien en commun avec ceux que dont je vous parle d'habitude. Comme vous avez peut etre déjà remarqué je ne suis pas fan des plantes exotiques, je préfère les plantes autochtones ou celles qui ont fait leurs preuves dans un environnement comme celui où j'habite, avec des hivers très froids et pourtant je suis tombée sous le charme du Feijoa sellowiana, arbuste ou petit arbre appartenant à la famille des Myrtaceae.  Comme son nom commun l'indique il est originaire d'Amérique du Sud (Uruguay, Paraguay, Argentine du Nord et sud du Brésil plus précisemment) et  à cause de ça on a tendance à coire qu'il est plutot frileux. Je ne peux pas dire que non, pas du tout, mais il est bien résistant au froid, puisqu'il peut résister à des températures de l'orde de  -8°, voir plus bas pour gels brefs.  Impérativement à protéger dans les régions aux hivers rigoureux, c'est donc un arbre idéal à posseder sous tout climat non montagneux. Il aime les sols bien drainés, riches, argileux et légers, neutres à acides, l'ensoleillement direct et beaucoup de lumière. Le feijoa est particulièrement résistant aux maladies et aux parasites.


L'Acca/Feijoa sellowiana est  un arbuste à feuilles persistantes, très décoratif, qu'il s'agisse de son écorce, son port, son feuillage ou sa floraison. En plus ses fruits sont comestibles et très appréciés. Il peut  atteindre dans ses régions d'origine 6 mètres de hauteur, mais plus généralement il ne dépasse pas les 2/3 mètres avec un port plutôt buissonnant, bien qu'il puisse être conduit sur un tronc unique. On peut le planter en examplaire isolé, dans un verger / jardin fruitier ou encore  en haie libre. Dans les jardins que je réalise c'est  plutot cette dernière solution que je choisis. Les feuilles, persistantes et opposées, sont épaisses, brillantes et de couleur vert-foncé sur le dessus, tandis que le revers est argenté et duveteux.


Les fleurs du feijoa sont très ornementales et éclosent au printemps. En mai, dans les régions italiennes près de la mer, il se couvre littéralement de fleurs. Elles sont de couleur blanche, rose et rouge. Les pétales sont blancs à l'extérieur et rouges/roses à l'intérieur, tandis que les nombreuses étamines sont rouge-brillantes.


Les feijoas, aussi connues sous les nomes de goyaves ananas, goyaves du Brésil ou goyaves de Montevideo, sont des fruits oblongs mesurant environ 5 cm riches en vitamines C  qui ont du mal à arriver à maturité dans les régions les plus froides. Chez moi par exemple c'est pas la peine d'éspérer cueillir les fruits, on doit se "contenter" de la floraison.  Le feijoa supporte une sécheresse passagère, mais nécessite une irrigation suffisante et régulière pour bien fructifier. La peau du fruit, qui exhale une odeur agréable, est verte avant de dévenir jaune-vert à maturité. La pulpe du fruit est blanche translucide, granuleuse, juteuse et très parfumée. La saveur du feijoa pourrait être assimilée à une combinaison de saveur de fraise de bois, ananas et goyave. Lorsque les fruits sont encore jeunes, cette saveur est acidulée. Trop mûrs le gout devient vraiment désagréable.  Les feijoas ne sont généralement pas autofertiles et donc pour fructifier correctement, le feijoa nécessite une pollinisation croisée. Le fruit du Feijoa se récolte à l'automne quand il commence à jaunir. On le mange en général frais, à la petite cuillère, après l'avoir coupé en deux, comme on fait avec les kiwis mais il peut se consommer aussi cuit en compote.  On peut également réaliser des confitures. Si vous n'avez pas le temps ou la chance de trouver des feijoas chez votre primeur une bonne alternative sont les confitures qu'on trouve dans les magasins bio ou du commerce équitable. La semaine dernière j'ai déniché une "Confettura di Feijoa Biologica" produite par une petite entreprise sicilienne "Azienda Agricola Santa Maria delle Grazie" et je ne peux que vous la conseiller, elle est exquise!

Fruits murs prets à la dégustation









Si vous en avez envie, voici la recette que j'ai trouvé sur le site Journaldesfemmes.com

CONFITURE DE FEIJOA A' LA VANILLE
  • Pour 20 pots de 350 g :
  • 4,5 kg de feijoas
  • 4,5 kg de sucre de canne
  • 2 jus de citron jaune 
  • 3 bâtons de vanille de Tahiti (fendus, grattés et tronçonnés)
  • Préparation : 45 mn
  • Cuisson : 35 mn
  • Repos : 0 mn
  • Temps total : 80 mn
Peler les fruits. Les équeutter puis les couper en morceaux et les mettre dans un grand récipient. Ajouter les bâtons de vanille fendus et coupés en morceaux et le jus d'un citron jaune. Bien les répartir dans les feijoas
Couvrir les fruits avec la moitié du sucre. Bien mélanger. Laisser macérer  pendant 24 heures au frais (bas du réfrigérateur). Ainsi les fruits vont rendre leur jus ce qui permettra de les cuire plus facilement et sans risque de les laisser attacher.
Verser les feijoas dans la bassine à confiture, ajouter le sucre restant, cuire à 107/108°C (thermomètre à confiture ou à sucre). Ajouter le jus du second citron et redonner un bouillon. Arrêter la cuisson. Mettre en pots immédiatement. Boucher et retourner les pots.
Laisser refroidir. Stocker.

Il existe aussi des infusions ou feijoa ou encore des thés parfumés au feijoa.
J'ai fouillé le web à la recherche de produits à base de ou sentant le feijoa à vous proposer et je n'ai pas été déçue: la marque américaine Mor Cosmetics vient de lancer une gamme pour le corps (savon et beurre corporel) et la maison (bougie) parfumée au lime et au féijoa. Et en Nouvelle Zelande Antipodes a utilisé le fruit et son parfum dans ses formulations et notamment dans sa luxueuse crème pour le corps: Jubilation Ultra Nourish Body Cream.


mercoledì 22 giugno 2011

Tulbaghia cominsii violacea - ail perpetuel



Le Tulbaghia cominsii violacea est une plante vivace bulbeuse originaire d'Afrique du sud  et appartenante à la famille des Alliaceae. De croissance rélativement rapide elle possède un feuillage semi-persistant pouvant etre panaché et pousse en touffes denses mesurant de 40 à 50 centimètres. Les feuilles en forme de ruban sentent l'ail lorsqu'on les froisse et aussi quand il pleut.  C'est pour cette raison que vous ne trouverez pas de "suggestions parfumées" à la fin de ce billet! ;) Moyennement rustique cette petite plante  résiste, pendant des périodes assez courtes, à des gels de l'ordre de -10° C meme si son feuillage est atteint dès -5° C.  Plus le sol est sec et mieux elle supporte le froid. En hiver il faut faire absolument attention à l'humidité stagnante du sol. Dans les régions  où l'hiver les températures sont très rigides il est conseillé de cultiver le Tulbaghia en pot pour pouvoir le rentrer au besoin sinon on peut la mettre tranquillement en pleine terre. Cette plante se plait beaucoup à la lumière mais sans ensoleillement direct et exige un sol riche, légèr et bien drainé. Elle  n'aime pas les vents froids. La première photo montre un lit de tulbaghia le long du chemin dans un jardin au bord du lac de Come, à Lierna.



Elle produit des ombrelles de fleurs rose lilacé ou lavande très délicates qui se balancent au bout de longues tiges. Elle fleurit de juin à octobre et en ce moment elle vient donc de débuter sa floraison. Une belle plante peut fournir un nombre impressionant de tiges florales durant tout l'été jusqu'à fin septembre. On peut lui trouver une vague ressemblance avec l'Agapanthe (dont j'espère trouver le temps de vous parler bientot) qui est d'ailleurs de la meme famille, mais le feuillage est plus fin et l'ombelle moins fournie en fleurs. Je sais que  le feuillage fin est comestible mais je n'y ai jamais gouté! Vous pouvez utiliser dans vos salades des feuilles hachées menues qui ont un gout d'ail.  On la plante de préférence au printemps mais aussi au mois de septembre, à 20 cm les uns des autres.
Excellente plante de bord de mer car elle accepte très bien les embruns.  On l'a planté dans un petit jardin en Ligurie il y desormais 5 ans et je peux affirmer que c'est la plante qui nécéssite le moins de soin. Vous pouvez la  voir en pleine floraison ci dessous entouré par des Agapanthus bleus et blancs, des Teucrium fruticans et de la Festuca glauca. Parmi les cultivars qu'on peut trouver sur le marché je vous conseille aussi  le Tulbaghia violacea "alba" qui comme son nom l'indique présente des fleurs blanches et le Tulbaghia violacea "silver lace" ou "variegata" avec les feuilles veinées de crème et les fleurs lavande.

mercoledì 15 giugno 2011

Punica granatum - Grenadier

Billet dédié à Jessica 


Je m'étais reservé le billet sur le grenadier pour l'automne quand ses branches se plient sous le poids des fruits murs et je débute ma journée avec un verre de jus de grenade fraichement pressé mais la merveilleuse floraison qui vient de débuter ne pouvait passer sous silence!
Punica granatum, le grenadier, est un petit arbre fruitier très ornamentale au feuillage caduc appartenant à la famille des Punicaceae et originaire du Moyen Orient et d'Asie en générale. Dans sa longue vie il peut atteindre les 4 - 5 mètres mais il existe aussi des varietés qui ne dépassent pas les 2 mètres et sont très utilisées depuis quelques années car les jardins et les terrasses se font de plus en petits. Il est adapté au climat méditerranéen mais il possède aussi une bonne résistance au froid. Dans ma région  (Lombardie - Nord de l'Italie) les deux derniers hivers ont été très froids, avec des températures rigides prolongées (-15° pendant plusieurs jours d'affilé) et les grenadiers n'ont pas trop souffert. En tout cas il aime la lumière et le soleil. Il s'adapte à une large gamme de sols et tolère aussi les sols acides, alcalyns, crayeux. Il est également rélativement resistent à la salinité du sol ce qui en fait un arbre de bord de mer aussi.


Le feuillage est caduc et les feuilles sont vertes, brillantes, lancéolées et mesurent environ 5 cm. Les fleurs sont spéctaculaires: doubles ou simples selon les varietés et généralement  rouge orangé ou écarlates mais il existe également des cultivars à fleurs blanches ou abricot. Les fruits du grenadier, les grenades, sont comestibles et très appréciés depuis l'Antiquité pour ses proprietés  vermifuges et antioxidantes et son contenu en vitamine C. Symbole de fertilité, abondance et prosperité la grenade est un fruit arrondi, de plus de 10 cm de diamètre généralement, de couleur jaune / rouge / brun et à l'écorce dure et coriace. Le fruit contient une pulpe rose / rouge sang entourant des grains. C'est bien cette pulpe que l'on consomme, soit fraiche soit sous forme de jus, sirop ou alcool. En cuisine je trouve qu'il se marie bien au poisson et qu'il ajoute une touche  acidulée aux desserts (pour ceux qui aiment bien sur!). Délicieuse aussi la tisane à la grenade à déguster bien chaude en hiver et glacée en été. (J'ajouterai les photos des fruits au mois de septembre car dans ma bibliothèque photos je n'en ai pas...)



De suite vous trouverez une liste avec les cultivars les plus intéressants, tant fruitiers que décoratifs.

Punica granatum ‘Albescens’, variété décorative à fleurs blanches ; 
Punica granatum ‘Flavescens’, à feuillage vert pâle et à fleurs jaunes ; 
Punica granatum ‘Legrellei’, à fleurs doubles rouge saumoné striées de blanc; 
Punica granatum ‘Nana’, de port nain, à fleurs rouges plus petites, mais aussi plus nombreuses et donnant de petits fruits rougeatres, utilisé pour l’ornementation ; 
Punica granatum ‘Wonderful’ est décoratif par ses gros fruits rouges, qui sont d’ailleurs très agréables à consommer ; de plus, ce cultivar est remarquablement résistant au froid.
Punica granatum ‘Blanca’, à fruits sucrés, en septembre; 
Punica granatum ‘Colorada’, à gros fruits rouges et graines rouge sang ; 
Punica granatum ‘Douce de Patras’, à gros fruits et chair d'excellent qualité  
Punica granatum ‘Gagin’, à pulpe acide, plus utilisée pour les jus de fruits;
Punica granatum ‘Grosse rouge de Kandagar’, l’une des meilleures variétés ;
Punica granatum ‘Paper-Shell’ et ‘Spanish-Ruby’, qui sont des variétés américaines semi-rustiques.

Et maintenant que vous connaissez mieux l'arbre je vous propose une petite selection de produits parfumés à la grenade. C'est une note qu'on a commencé à utiliser en parfumerie il n'y a pas longtemps et qui vient de connaitre un vrai boom. Melograno de Santa Maria Novella peut etre consideré le premier parfum à la grenade (il est sorti en 1965) et il reste depuis des années le best seller de la marque qui le décline à présent en plusieurs produits de soins et pour l'ambiance (sels et huile de bain, savons, après rasage, talc pour le corps, bougie, shampooing....).






La grenade de SMN est poudrée et acidulée, les autres que je vais énumerer peuvent etre plus fraiches comme par example celles de Marc Jacobs, Demeter ou encore le discontinué Pomegrenate Anise de Fresh ou bien plus intenses comme celles de Jo Malone "Pomegranate noir" et Keiko Mecheri "Grenats" .On trouve  aussi des parfums à la grenade chez I profumi di Firenze "Melograno selvatico", Ortigia  "Melograno" et Speziali Fiorentini "Melagrana e Uva". Pour la maison je suis une inconditionnelle de la grenade en terrecuite de Santa Maria Novella et des diffuseurs d'ambiance "Melograno" du Dr Vranjes. Après une petite recherche j'ai découvert qu'il existe aussi des bougies à la grenade chez Jo Malone et Ortigia.




Je vous laisse avec l'image de la "Madone à la grenade" un tableau peint en 1487  par Sandro Botticelli, artiste de la Renaissance italienne et auteur du célébrissime "Printemps", qui se trouve au Musée des Offices à Florence.




En regardant ce tableau je me trouve entièrement d'accord avec Dostoevskij qui a dit, il y a plus d'un siècle:  "la beauté sauvera le monde"