lunedì 13 giugno 2011

Tilia cordata - Tilleul (à petites feuilles)

billet dédié à Martine



Aujourd'hui c'est avec beaucoup de plaisir que je vais vous parler d'un arbre très répandu à l'état spontané dans les bois de la plupart de l'Europe et également très utilisé par les municipalités  depuis des siècles dans les parcs  de nos villes et long les boulevards en association avec le Platan (Platanus hybrida), le Marronier d'Inde  (Aesculus hippocastanum) et le Micocoulier (Celtis australis). Un exemple que tout le monde connait sont les Champs Elysées à Paris ou encore, toujours dans la Ville Lumière, les allées du Palais Royal, très belles meme en hiver quand les feuilles sont tombées comme on peut voir dans la troisième photo ci dessous. Le port de cet arbre est vraiment magnifique en toute saison soit  en forme naturelle (voir la quatrième photo),  soit en rangée.
Connaissons le mieux alors! La Tilia cordata est un arbre appartenant à la famille des Tiliaceae qui peut mesurer 20 - 25 mètres.  On l'appelle couramment "tilleul à petites feuilles" ou encore "tilleul à feuilles en coeur" (cordata signifie justement "en forme de coeur"). Il apprécie surtout les sols riches, profonds, frais et argileux. 
Les feuilles, caduques, en forme de coeur très dentelées sur leur circonférence, mesurent environ 7 cm et presentent une face supérieure glabre et vert foncé et la face inférieure gris/bleu. A' l'automne les feuilles deviennent jaunes avant de tomber. Le contraste chromatique entre l'écorce très foncé et le feuillage jaune vif est vraiment intéressant. La floraison a lieu aux mois de mai / juin et les inflorescences, vert très clair  / jaune pale et hyper parfumées sont très réputées depuis des millénaires pour soigner, en infusion, les troubles du sommeil et pour leur action sédative. De plus elles exercent une action adoucissante sur les voies respiratoires. Lorsque les fleurs du tilleul dégagent intensément leur parfum c'est signe de mauvais temps comme si l'arbre voulait attirer plus d'insectes en prévision d'une intempérie pour assurer la fécondation avant que son pollen ne soit rincé par la pluie.
 
 




Quand j'étais petite fille, lors de la floraison ma grand mère demandait aux jardiniers de nous ramener des branches de tilleul, on cueillait les fleurs uniquement et ensuite on les mettait au grenier, sur des draps en lin pour sécher. Une fois les fleurs sechées on les mettait dans de grands bocaux en verre et elles étaient pretes pour en faire des tisanes lors  des  longues soirées d'hiver devant la cheminée. Je retrouve à present le meme plaisir en sirotant une tisane que j'ai découvert il y a quelques années dans la boutique "Le carré des simples" de la Rue Tronchet à Paris. Elle s'appelle "la madeleine de Proust" et on y trouve des fleurs de tilleul, des morceaux de gousse de vanille, des fleurs d'aubepine et du raisin de Corinthe. Un vrai délice!!


à propos de Marcel Proust je n'ai pas pu m'empecher de vous proposer le passage où il nous parle de la madeleine trempée dans l'infusion au tilleul, ça va vous plonger illico dans une époque qui me fascine depuis toujours....

II y avait déjà bien des années que, de Combray, tout ce qui n'était pas le théâtre et le drame de mon coucher, n'existait plus pour moi, quand un jour d'hiver, comme je rentrais à la maison, ma mère, voyant que j'avais froid, me proposa de me faire prendre, contre mon habitude, un peu de thé. Je refusai d'abord et, je ne sais pourquoi, me ravisai. Elle envoya chercher un de ces gâteaux courts et dodus appelés Petites Madeleines  qui semblent avoir été moulés dans la valve rainurée d'une coquille de Saint-Jacques. Et bientôt, machinalement, accablé par la morne journée et la perspective d'un triste lendemain, je portai à mes lèvres une cuillerée du thé où j'avais laissé s'amollir un morceau de madeleine. Mais à l'instant même où la gorgée mêlée des miettes du gâteau toucha mon palais, je tressaillis, attentif à ce qui se passait d'extraordinaire en moi. Un plaisir délicieux m'avait envahi, isolé, sans la notion de sa cause. II m'avait aussitôt rendu les vicissitudes de la vie indifférentes, ses désastres inoffensifs, sa brièveté illusoire, de la même façon qu'opère l'amour, en me remplissant d'une essence précieuse : ou plutôt cette essence n'était pas en moi, elle était moi. J'avais cessé de me sentir médiocre, contingent, mortel. D'où avait pu me venir cette puissante joie ? Je sentais qu'elle était liée au goût du thé et du gâteau, mais qu'elle le dépassait infiniment, ne devait pas être de même nature. D'où venait-elle ? Que signifiait-elle ? Où l'appréhender ? Je bois une seconde gorgée où je ne trouve rien de plus que dans la première, une troisième qui m'apporte un peu moins que la seconde. II est temps que je m'arrête, la vertu du breuvage semble diminuer. Il est clair que la vérité que je cherche n'est pas en lui, mais en moi. [...] Je pose la tasse et me tourne vers mon esprit. C'est à lui de trouver la vérité. Mais comment ? Grave incertitude, toutes les fois que l'esprit se sent dépassé par lui-même ; quand lui, le chercheur, est tout ensemble le pays obscur où il doit chercher et où tout son bagage ne lui sera de rien. Chercher ? pas seulement : créer. II est en face de quelque chose qui n'est pas encore et que seul il peut réaliser, puis faire entrer dans sa lumière. Et je recommence à me demander quel pouvait être cet état inconnu, qui n'apportait aucune preuve logique, mais l'évidence, de sa félicité, de sa réalité devant laquelle les autres s'évanouissaient. Je veux essayer de le faire réapparaître. Je rétrograde par la pensée au moment où je pris la première cuillerée de thé. Je retrouve le même état, sans une clarté nouvelle. Je demande à mon esprit un effort de plus, de ramener encore une fois la sensation qui s'enfuit. Et, pour que rien ne brise l'élan dont il va tâcher de la ressaisir, j'écarte tout obstacle, toute idée étrangère, j'abrite mes oreilles et mon attention contre les bruits de la chambre voisine. Mais sentant mon esprit qui se fatigue sans réussir, je le force au contraire à prendre cette distraction que je lui refusais, à penser à autre chose, à se refaire avant une tentative suprême. Puis une deuxième fois, je fais le vide devant lui, je remets en face de lui la saveur encore récente de cette première gorgée et je sens tressaillir en moi quelque chose qui se déplace, voudrait s'élever, quelque chose qu'on aurait désancré, à une grande profondeur ; je ne sais ce que c'est, mais cela monte lentement ; j'éprouve la résistance et j'entends la rumeur des distances traversées. Certes, ce qui palpite ainsi au fond de moi, ce doit être l'image, le souvenir visuel, qui, lié à cette saveur, tente de la suivre jusqu'à moi. Mais il se débat trop loin, trop confusément ; à peine si je perçois le reflet neutre où se confond l'insaisissable tourbillon des couleurs remuées ; mais je ne peux distinguer la forme, lui demander, comme au seul interprète possible, de me traduire le témoignage de sa contemporaine, de son inséparable compagne, la saveur, lui demander de m'apprendre de quelle circonstance particulière, de quelle époque du passé il s'agit. Arrivera-t-il jusqu'à la surface de ma claire conscience, ce souvenir, l'instant ancien que l'attraction d'un instant identique est venue de si loin solliciter, émouvoir, soulever tout au fond de moi ? Je ne sais. Maintenant je ne sens plus rien, il est arrêté, redescendu peut-être ; qui sait s'il remontera jamais de sa nuit ? Dix fois il me faut recommencer, me pencher vers lui. Et chaque fois la lâcheté qui nous détourne de toute tâche difficile, de toute oeuvre importante, m'a conseillé de laisser cela, de boire mon thé en pensant simplement à mes ennuis d'aujourd'hui, à mes désirs de demain qui se laissent remâcher sans peine. Et tout d'un coup le souvenir m'est apparu. Ce goût, c'était celui du petit morceau de madeleine que le dimanche matin à Combray (parce que ce jour-là je ne sortais pas avant l'heure de la messe), quand j'allais lui dire bonjour dans sa chambre, ma tante Léonie m'offrait après l'avoir trempé dans son infusion de thé ou de tilleul. La vue de la petite madeleine ne m'avait rien rappelé avant que je n'y eusse goûté ; peut-être parce que, en ayant souvent aperçu depuis, sans en manger, sur les tablettes des pâtissiers, leur image avait quitté ces jours de Combray pour se lier à d'autres plus récents ; peut-être parce que, de ces souvenirs abandonnés si longtemps hors de la mémoire, rien ne survivait, tout s'était désagrégé ; les formes - et celle aussi du petit coquillage de pâtisserie, si grassement sensuel sous son plissage sévère et dévot - s'étaient abolies, ou, ensommeillées, avaient perdu la force d'expansion qui leur eût permis de rejoindre la conscience. Mais, quand d'un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l'odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l'édifice immense du souvenir. "
 

Marcel Proust, À la recherche du temps perdu. Du côté de chez Swann, 1913. 

Le doux parfum des fleurs du tilleul a inspiré beaucoup de nez: il y a très peu de "soliflores" au tilleul par contre la note douce et miellée fait partie de la compo de plusieurs grands classiques de la parfumerie de niche et de certaines nouveautés: "La chasse aux papillons" de L'Artisan Parfumeur,  "Zeta" d'Andy Tauer,   "Tilleul" D'Orsay,  "Tirzah" d'Ayala Moriel, "Eau de Noho" de Bond n° 9, "Linden" de Demeter library, "French lime blossom" de Jo Malone,  "Lindenblossom" de April Aromatics ....









Et pour les parfums d'ambiance on peut trouver notre bonheur parmis les créations des marques suivantes: Mathias Paris, Diptyque, L'artisan parfumeur, Fiorirà un giardino.... Si vous en connaissez des autres n'hésitez pas à partager vos connaissances dans les commentaires en bas! Je suis toujours preneuse quand il s'agit de tester des nouveautés







Toujours en provenance du monde de la beauté voici la Poudre libre "Tilleul" de chez Leclerc. Sa nuance vert d'eau estompe visiblement les rougeurs et unifie le teint. Elle est idéale pour les peaux couperosées mais aussi pour toutes celles qui tombent sous le charme de son nom comme ce fut mon cas bien evidemment! ; )


lunedì 30 maggio 2011

Lonicera caprifolium - chèvrefeuille

Billet dédié à Cecilia, ma mère.


Chaque matin depuis le mois d'avril, pour bien démarrer la journée, je me lève un peu plus tot que d'habitude  (à l'aube donc!) pour aller me promener dans les champs qui entourent la maison. C'est aussi une ballade parmi les parfums du printemps:  ceux des acacias, des sureaux, des tilleuls ont défilé sous mon nez au fil des semaines et depuis quelques jours c'est au tour des chevrefeuilles d'embaumer l'air, surtout dès le coucher du soleil et jusqu'à l'aube et d'attirer les abeilles et les papillons.


La Lonicera caprifolium, tel est le nom botanique du chèvrefeuille commun, est une plante grimpante, au feuillage caduc qui appartient à la famille des Caprifoliaceae et qui, je viens tout juste de le découvrir, est originaire d'Italie. Elle est très rustique , résiste jusqu'à -20° l'hiver, aime le soleil et la mi ombre et pousse sans problèmes dans n'importe quel type de sol.  De croissance rapide elle ne nécessite d'aucun soin sauf, si l'on souhaite, d'une taille régulière pour l'empecher d'etre trop envahissante.  Les rameaux du chèvrefeuille sont des lianes qui peuvent  atteindre les 3/5 mètres selon les espèces. Les feuilles sont opposées, pétiolées, ovales, vertes dans la plupart des cas. Les fleurs sont blanc-jaunâtre, à corolle formée d’un tube, fendu en 2 lèvres, la supérieure à 4 lobes. Réunies en inflorescence, fleurissent de mai à juin et dégagent un doux parfum. Les fruits du chèvrefeuille sont des baies noires et luisantes mais toxiques. Malheureusement elles ont un gout agréable, presque sucré et il faut donc faire très attention quand on a des enfants. Dans les jardins on a tendence à lui préférer des varietés toujours plus "performantes" par example celles qui gardent leurs feuilles en hiver, comme la Lonicera hernryi  ou  aux couleurs plus vifs comme  la Lonicera x heckrottii... Mais la plus parfumée reste toutefois la Lonicera caprifolium.


Ici vous trouverez  une petite liste avec les varietées les plus interessantes qu'on trouve actuellement sur le marché.

Feuillage semi persistente
  • L. x brownii "dropmore scarlet":  feuilles vertes, fleurs orange/rouge juin/aout, h 4 m
  • L. x brownii "golden trumpet": feuilles vertes, fleurs jaunes juin/aout, h 2,5/3 m
  • L. japonica: feuilles vertes, fleurs blanches, avril/juin, h 4/5 m
  • L. japonica "aureoreticulata": feuilles vertes/jaunes, fleurs blanches avril/juin, h 3/4 m
  • L. japonica "chinensis": feuilles vertes, fleurs blanches/pourpre avril/juin, h 3/4 m
  • L. japonica "halliana": feuilles vertes, fleurs blanches avril/juin, h 3/4 m
  • L. japonica "maskerade": feuilles vertes aux marges couleur crème, fleurs blanches avril/juin, h 2/3 m
  • L. japonica "Mint crisp": feuilles vertes et jaunes, fleurs blanches/jaunes avril/juin, h 4 m

Lonicera japonica chinensis
Lonicera x heckrottii


Feuillage caduc
  • L. x heckrottii: feuilles grises, fleurs roses à l'exterieur crème à l'internieur mai/juin,  h 3 m
  • L. x heckrottii "goldflame": feuilles grises, fleurs roses à l'exterieur jaunes à l'itérieur mai/juin, h 4 m
  • L. periclymenum "belgica": feuilles vertes, fleurs roses à exterieur ivoire à l'interieur avril/juin, h 4 m
  • L. periclymenum "caprilia cream": feuilles vertes, fleurs blanches/jaunes avril/juin, h 2/2,5 m
  • L. periclymenum "caprilia ever": feuilles vertes, fleurs blanches/violet avril/juin, h 2,5/3 m
  • L. periclymenum "caprilia imperial": feuilles vertes, fleurs blanches/parme avril/juin, h 2/3 m
  • L. periclymenum "serotina": feuilles vertes, fleurs pourpre/jaune mai/juillet, h 5 m
  • L. x tellmanniana: feuilles vertes, fleurs jaunes juin/aout, h 5 m
Lonicera x brownii "dropmore scarlett"

Lonicera x tellmanniana


Feuillage persistante
  • L. henryi: feuilles vertes, fleurs rouge/mauve juin/aout, h 5 m
  • L. henryi "Copper beauty": feuilles bronze puis vertes, fleurs blanches/jaunes juin/aout, h 5/6



    Coté parfumerie il y a plusieurs maisons qui ont crées de joli parfums, frais et fleuris, des soliflores surtout, à partir du parfum du chèvrefeuille: mes préférés sont "Caprifoglio" eau de cologne de Santa Maria Novella,  "Caprifoglio" acqua di profumo de l'Erbolario (à prix mini) et "Le chèvrefeuille" d'Annick Goutal mais on en trouve aussi chez  Jo Malone, Demeter fragrance library et dans la compo de plusieurs parfums de Miller Harris comme par exemple "Fleur du Matin".





    La maison aussi elle a droit au doux parfum du chèvrefeuille et ceux parmi vous qui lisent régulierement "pivoines et macarons" savent que je suis  accro aux bougies Diptyque dont j'aime passionement les parfums mais pas le fait qu'ils utilisent de la paraffine . C'est pour ça que je leur suis infidèle et que j'ai pu  ainsi découvrir une marque que j'apprécie beaucoup et qui mérite à etre connue:  Carrière Frères Industrie. Une maison de niche française dont les pots tout simplement parfaits s'accordent à merveille avec la déco de mon bureau.  J'ai récemment découvert la marque portuguaise Castelbel qui propose entre autres une ligne au chèvrefeuille (savon, bougie, spray, diffuseur d'ambiance et pour terminer  le papier parfumé pour tiroirs)  que je vais acheter sans doute  la prochaine fois que je serai sur Milan...





    Vous aurez remarqué, tout en haut de ce billet, une dédicace. J'ai pensé de dédier chacun de mes billet à une personne que j'aime bien et que je trouve en syntonie avec la plante dont je suis en train de parler.... Pour  cette première fois  le choix s'est imposé tout seul, ma mère adorant le chèvrefeuille.
    Ah! Et n'oublions pas que Pantone, la référence mondiale en la matière a élu Honeysuckle (chèvrefeuille en anglais) "couleur de l'année 2011"... Si c'est lui qui le dit!....

    giovedì 26 maggio 2011

    Erigeron karvinskianus

    Aujourd'hui je vais vous parler d'une vivace qui pousse sauvage dans nos régions et qui vient tout juste de débuter sa floraison.  Elle est si discrète qu'on la note à peine pendant la plupart de l'année mais pendant la floraison elle est très décorative. L'Erigeron karvinskianus, tel est son nom, on le trouve vraiment partout mais son habitat idéal sont les murs: il se faufile entre les pierres et ce n'est pas rare de trouver des murs, surtout ceux des vielles maison, entièrement recouverts par une cascade de petites fleurs blanches et roses.


    Regardons donc de plus près cette plante vivace, rampante, appartenante à la famille des Asteraceae appelée aussi Paquerette blanche. Elle fleurit à partir du printemps jusqu'à l'automne, du mois d'avril jusqu'à octobre. Les petites fleurs blanches de 1 à 2 cm de diamètre, rosées en défleurissant, ressemblent beaucoup à celles des pâquerettes. D'habitude le feuillage persiste aussi l'hiver, sauf quand les températures descendent au dessous des -8°. De croissance très rapide, elle aime le soleil, supporte très bien la sécheresse et forme des touffes d'environ 20/30 cm de diamètre. Elle se plait dans tout type de sol et ne nécéssite d'aucun soin.  Dans certains pays, surtout ceux d'origine (Mexique et ile de la Réunion principalement) elle est considerée comme plante envahissante.


    Il y a quelques années on a réalisé, ensemble avec une autre flower designer et pépinieriste très réputée, la déco florale d'un mariage, au mois de juin, et on avait mis des Erigerons de chaque coté de l'allée de l'église et un tapis vert au lieu du rouge classique. Du jamais vu pour une céremonie de mariage dans notre petit village! Malheureusement je n'ai aucune photo de ce mariage mais dès que je vois ma cliente je vais lui en demander et je les publierai. Après on a planté les Erigerons dans un coin tranquille du jardin des mariés, les voici trois ans après, ils se portent plutot bien meme si on a du choisir un endroit à la mi ombre.




    mercoledì 11 maggio 2011

    Sambucus nigra - Sureau noir


    ça peut paraitre bizarre à la plupart d'entre vous mais quand on me demande si j'ai une plante que j'aime par dessus tout ma réponse est presque toujours la meme (sauf quand j'ai un coup de coeur momentané): le sureau! Pas la rose, pas l'orchidée, pas  la glycine, non le sureau!
    La où j'habite il y a des sureaux partout et en ce moment, lors de la floraison, ils dégagent un parfum doux, additif et régressif que je réspire à pleins poumons surtout au coucher du soleil, mélé au parfum des acacias (Robinia pseudoacacia). Je trouve cet arbuste tout simplement parfait: son port, ses fleurs, le parfum de ses fleurs, ses baies, le gout de ses baies. Si je dois lui trouver un défaut ce serait l'odeur que les feuilles dégagent si froissées, assez repoussant.


    Le Sambucus nigra est un arbuste à croissance rapide appartenant à la famille des Caprifoliaceae qui peut atteindre les 10 mtres. Très rustique il supporte bien le froid, meme intense. Le nom latin du sureau noir (sambucus nigra) vient du grec "sambuke" qui signifie "flute" car le bois du sureau était utilisé pour fabriquer flutes, sifflets et autres instruments divers.
    Ses baies violettes, presque noires, on ne peut pas les manger comme on ferait par example avec des mirtilles ou du cassis mais on peut préparer des délicieuses confitures  et/ou gélées avec. J'ai la chance d'avoir, près de chez moi, deux petites entreprises bio qui produisent confitures: moldano à Eupilio, le village où j'habite, et Cascina Coldognetta, dans les montagnes qui surplombent la ville de Lecco. La confiture Pere e sambuco (poires et sureau) de chez Moldano est la meilleure façon pour commencer la journée et  celle 100% sureau de la Cascina Coldognetta est exquise sur des croutons de Polenta bien chauds. Essayer pour coire!!!


    Le parfum des fleurs de sureau est ma madeleine à moi (avec plein d'autres à vrai dire!!). Dans ma région au printemps on trouve encore, chez certains patissiers un gateau qu'on appelle "panmeino" et qui est réalisé avec la farine de mais et les fleurs du sureau. Un vrai délice qui me rappelle mon enfance et que je m'autorise uniquement le week end quand je peux le savourer en toute tranquillité. Si ça vous intéresse je mets ici la recette, ça vaut le coup de tenter:

    INGREDIENTS:
    150 gr de semoule de mais très fine 
    150 gr de farine de blé 00
    100 gr de sucre blanc
    100 gr de beurre
    1 sachet de vanillina en poudre
    1 sachet de levure en poudre
    2 petits oeufs
    1 pincée de sel
    fleurs de sureau ou 10 gr d'arome de fleurs de sureau ou une CS d'infusion de fleurs de sureau.

    RECETTE:
    Mélanger les oeufs avec le sucre et la vanillina, ajouter le beurre fondu (froid) et une pincée de sel. Mélanger les farines (de blé et de mais) avec la lévure et verser tout les ingrédients dans un récipient adapté, ajouter ensuite les fleurs de sureau et travailler l'appareil pour obtenir une pate lisse. Si nécessaire ajouter encore un peu de farine. Former des boulettes  de 60 gr chacune avec la pâte, les déposer sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé, les aplatir avec les mains et laisser reposer 15 minutes. Saupoudrer de sucre et fleurs de sureau, placer au four préchauffé (170 °C) et cuire pendant 15 / 22 minutes env.


    Si je ne trouve pas mes Pan meini chez LE patissier de la ville (à savoir Pasticceria Ponti à Canzo CO) je me contente d'une infusion de fleurs de sureau de chez Viropa, une marque italienne, bio, de très haute qualité, voici le site.




    C'est tout pour aujourd'hui, j'espère vous avoir donné envie de connaitre un peu mieux le sureau et ce qu'il peut nous offrir :)

    venerdì 6 maggio 2011

    Corylopsis pauciflora


    C'est à  la fin de l'hiver et/ou au début du printemps que le Corylopsis pauciflora donne son mieux et c'est pile en cette période que j'ai pris les photos que vous voyez. La toute première photo montre un example de parterre réalisé par notre entreprise à l'intérieur d'un grand jardin avec Corylospis pauciflora, Cornus mas, Hellebores orientalis et niger, bruyères....


    Le nom Corylopsis vient du grec korylos qui désigne le noisetier et opsis, apparence,  car les feuilles  ressemblent beaucoup à celles du noisetier. En Angleterre d'ailleurs on appelle cet arbuste  noisetier d’hiver. Il s'agit d'un buisson au port étalé parfois dense, appartenant à la famille des Hamamelidaceae et originaire du Japon et de Taiwan qui aime la mi ombre, les sols légers, frais et acides, absolument pas calcaires et qui fleurit avant de mettre les feuilles. De croissance assez lente il atteint le 2.50 mètres.  Arbuste rustique résiste très bien au froid meme intense (jusqu'à -20°) et aux maladies et nécessite de très peu de soins, si on veut le tailler pour garder un beau port, il faut le faire juste après la floraison, donc au mois d'avril normalement.  
    Le feuillage est caduc et le feuilles, ovales et assez petites (4 à 7 cm de longueur) sont vert vif, sauf quand l'arbuste est jeune, dans ce cas elles sont bronzées. A l'automne, le feuillage prendra une jolie teinte dorée


    Les jolies grappes de fleurs jaune crème, agréablement parfumées apparaissent en février et mars, avant les feuilles comme j'ai déjà dit plus haut, et se balancent gracieusement le long des branches.
    Les deux dernières photos ont été prises à la montagne, dans un jardin plus sauvage, moins "dessiné".

    mercoledì 20 aprile 2011

    Acacia dealbata - Mimosa

    Me voila de retour d'un agréable week end en Cote d'Azur avec encore plein les yeux des mimosas en fleurs à perte de vue. Les collines étaient jaunes, je n'exagère pas, c'était l'un de plus beaux spéctacles que j'ai eu la chance de voir en vrai.







    Je n'ai jamais été spécialement fan des Mimosas surtout car ceux que je voyais dans ma région avaient l'air de se sentir paumés et loin de chez eux. L'hiver dernier ici a été plus rigide que d'habitude et  la plupart des mimosas sont morts, sauf ceux qui profitaient de la chaleur directe du lac. Et puis les mimosas me rappellent depuis toujours la fete de femmes que je n'aime pas.
    Je ne sais pas ce qui c'est passé, mieux je ne veux pas croire que la cause soit uniquement de nature olfactive, mais depuis l'an dernier je suis absolument fan du mimosa! Avant de vous parler du parfum du mimosa je vais vous décrire de façon scientifique les caractéristiques de cette arbre qui appartient à la famille des Mimosaceae. L'Acacia dealbata, appelé aussi Mimosa d'hiver, peut atteindre  une hauteur d'environ 8 mètres mais dans nos jardins rarement elle dépasse les 3 mètres. De croissance rapide elle aime le soleil et préfère les sols pas calcaires.  Mais c'est plutôt aux hybrides de l'Acacia dealbata qu'il faut faire appel pour l'ornement d'un jardin . L'espèce type a un feuillage assez terne et la floraison n'est pas aussi spectaculaire que chez les hybrides . Il a un autre inconvénient majeur , c'est qu'il produit de grandes quantités de rejets dont il est difficile de se débarrasser et a ainsi envahi de vastes zones dans certains départements français . Les hybrides , toujours greffés sur Acacia retinodes , ne présentent pas cet inconvénient et supportent en plus les sols calcaire . 
    Les plus répandus sont Acacia dealbata 'Le Gaulois' dont la floraison intervient vers Février , Mars et Acacia dealbata 'Mirandole' un peu plus précoce ( Janvier ) et à grand développement . Ils ont tout les deux une bonne résistance au froid ( Environ - 10°C ) . On trouve aussi Acacia dealbata 'Rêve d'or' ( Février ) , Acacia dealbata 'Président Doumergue' au feuillage bleuté ( Janvier , Février ) , Acacia dealbata 'Mireille' aux fleurs bien doubles ( Janvier , Février ) , Acacia dealbata 'Tournaire' ( Janvier ) de développement moyen et au feuillage vert foncé et aussi une forme retombante Acacia dealbata var. pendula .
    Quand on parle du mimosa on doit impérativement parler de son parfum. J'aime beaucoup le parfum poudré, fleuri et un petit peu gourmand du mimosa. Tous les plus grands nez (ou presque, n'est ce pas Mr. Lutens, à quand un superbe parfum au mimosa comme vous savez si bien le faire?..) ont utilisé cet ingrédient dans leurs créations avec dans certains cas des résultats assez extraordinaires: Mimosa pour moi de L'artisan Parfumeur Le Mimosa d'Annick Goutal, Farnesiana de Caron, Amarige de Givenchy, Une fleur de cassie des Editions de parfums de Frédéric Malle, et encore Les nuages de joie jaune de Ayala Moriel Parfums....


      


    Ceux d'entre vous qui me connaissent savent que je ne peux pas renoncer, hiver comme été, au plaisir d'allumer une bougie dès que je rentre chez moi mais aussi au bureau et ce mois ci ce sont les bougies au mimosa qui embaument la maison, tout spécialement celles de diptyque et celles, magnifiques dans leurs pots jaune poussin en biscuit gravé,  de Ladurée.


    Pour ceux d'entre vous qui parlent italien ou anglais :)
    http://www.extrait.it/sfumature-di-mimosa/
    http://perfumesmellinthings.blogspot.com/2007/10/trio-of-puzzlers-caron-farnesiana.html